Information
- Country
- Niger
- LuxDev's country office
- Niger Office
- Sector
- Agriculture & Food Security
- Partner execution agency
- Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage
- PIC 3
- 2016 - 2020
- Implementation period
- 1 October 2016 - 31 December 2020
- Total duration
- 51 months
- Total budget
- 22,070,000 EUR
- Contribution breakdown
-
- Luxembourg Government
16,590,000 EUR - Contribution nationale
5,480,000 EUR
Videos
NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle
Film complet
NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle
Ceci est une version courte du reportage. Découvrez la vidéo dans son intégralité : https://www.youtube.com/watch?v=bcJSFbRaIzQ
Technical and Guidance Notes
Leaflets

NIGER - PROGRAMME D’APPUI AU DÉVELOPPEMENT AGRICOLE DURABLE DANS LA RÉGION DE DOSSO - PHASE II
Dépliant NIG/025 - Programme d'Appui au Développement agricole durable - Région de Dosso II
Documentation
Mid-term evaluation

Luxembourg Development Cooperation’s operations in Niger and, especially, in the Dosso region dates back to the mid-1990. One of the focal sectors of the third Indicative Cooperation Programme (ICP) is rural development.
The Dosso region has significant water resources consisting of groundwater and surface water. It lives mainly on agriculture and livestock. Recent developments in the decentraliszation process were marked by the establishment of the Dosso Regional Council and the. It developedment of a Regional Development Plan (RDP) 2016-2020, which appears to be as an appropriate framework of the region’s development in line with the various national strategies.
In this context, the challenges faced by the various national and regional stakeholders of the sustainable agricultural development are the following:
- Develop value creation in the agricultural sectors;
- Develop opportunities for young people;
- Contribute to the establishment of a structuring structurw tools of thefor agriculture financing tools;
- Support the emergence and development of regional and local actors’ capacities.
The overall objective of the Luxembourg’s support aims is to protect the Nigerian population from recurrent famines, guarantee the population the conditions for full participation in domestic production and improve its income levels. The specific objective of the NIG/025 program is to increase economic opportunities for young people in the Dosso region in trades related to the agricultural sector. This goal is consistent with the regionalizsation of the 3N Initiative Strategy “Nigerians feed Nigerians” (I3N) and with the issues considered in the 2016-2020 Regional Development Plan.
NIG/025 will promote, mainly duethanks to financing tools defined under the I3N, the installation and success of young entrepreneurs aged under 35 in the business of agricultural sectors.
In order to increase the effectiveness of the initiatives targeting young people, the intervention will stimulate, under the leadership of the High Commissioner to the 3N Initiative, the links between the Ministry of Agriculture and the Ministry of Vocational and Technical Teaching so as to achieve the objectives regarding young people’s employability. This gateway will enhance the operating and financial complementarities of the two ministries at national and regional levels.
To achieve these objectives, the intervention is organiszed around three outcomes:
- The Capacities of public stakeholders and professional organizations at the central and regional level are strengthened for the better fulfilment of their mandate;
- The Regional investment facilities on for promising sectors are implemented for the benefit of young people’s projects;
- The Coaching, consulting and training offers isare more suited to the needs of young people’s projects. A The targeting ofn some certain sectors and some areas of economic development centres will be implemented in order to concentrate actions towards these results.
Latest news
NIGER - La Coopération luxembourgeoise investit à la hauteur des enjeux
Les interventions luxembourgeoises au Niger ont enregistré des performances positives au cours des trois dernières années, en particulier dans les secteurs du développement rural et de l’eau et assainissement. Ainsi, à l’occasion de la XIIe Commission de partenariat entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg qui s’est déroulée à Niamey le 18 octobre 2019, une augmentation des enveloppes budgétaires pour les programmes en cours dans ces secteurs a été annoncée.
Dans le cadre du programme de développement rural NIG/025 qui cible la région de Dosso, 9 578 jeunes, dont 55 % de femmes, ont été formés aux métiers des filières agricoles depuis le début de l’intervention. Une extension budgétaire d’un montant de 3 190 000 EUR permettra d’ici 2020 à près de la moitié d’entre eux de bénéficier d’un crédit adossé à une subvention pour développer et pérenniser des activités génératrices de revenus. Davantage de piste rurales seront également réhabilitées pour améliorer l’accès des personnes et des produits aux marchés régionaux.
Jeune pratiquant la culture du riz irrigué, grâce à l’achat d’une motopompe et de semences adaptées © Zouloukalleyni DourfayeDans le secteur de l’eau et de l’assainissement, l’augmentation de la contribution luxembourgeoise au programme NIG/026, cofinancé par le Royaume de Danemark, s’inscrit dans une volonté d’augmenter la portée des réalisations. Avec un apport complémentaire de 6 861 126 EUR, 690 000 personnes vivant en milieu rural à travers tout le pays pourront être desservies en eau potable d’ici fin 2022.
Borne fontaine, région de Dosso © Zouloukalleyni DourfayePar ailleurs, une nouvelle intervention dans le domaine de la gestion des finances publiques a été confirmée. Il s’agit de répliquer le modèle d’appui à la chaîne de la dépense publique développé avec succès dans la région de Dosso entre 2014 et 2016. Le projet d’appui au renforcement des capacités des acteurs de la chaine des dépenses publiques des régions de Agadez, Diffa, Tahoua et Zinder (NIG027) bénéficiera d’un investissement total de 1 467 179 EUR. D’une durée de 24 mois, cette intervention prévoit des activités de renforcement de capacités des services techniques déconcentrés du ministère des Finances et aussi des appuis en équipement et en moyens roulants permettant d’améliorer les conditions de travail et la performance des acteurs de la chaîne des dépenses publiques dans les zones ciblées.
La ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg, Mme Paulette Lenert, avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Niger, M. Kalla Ankouraou, lors de la XIIe Commission de partenariat du 18 octobre 2019Ces fonds additionnels portent à 97 millions EUR l’enveloppe du IIIe Programme indicatif de coopération (PIC III 2016-2020). Comme l’a rappelé la ministre de la Coopération au développement et de l'Action humanitaire du Luxembourg lors de la signature officielle des nouveaux protocoles d’accord, le Niger est le premier bénéficiaire de l’aide publique au développement luxembourgeoise.
NIGER - Impliquer la chefferie traditionnelle dans le suivi des crédits agricoles accordés aux jeunes : une pratique prometteuse
Au Niger, le financement de l’agriculture reste très faible. La principale cause de ce déficit est le manque de confiance envers un secteur réputé risqué du fait des fluctuations importantes des prix, des aléas climatiques et de la faible organisation des acteurs.
L’appui à l’organisation des activités de recouvrement du crédit occupe donc une place importante pour le programme NIG/025, qui, en association avec la Banque Agricole du Niger, fournit une subvention adossée à un crédit à de jeunes agriculteurs préalablement formés.
L’implication des chefs de village dans le suivi du crédit agricole s’avère efficace, étant donné leur influence sociale. La chefferie traditionnelle nigérienne bénéficie, en effet, d’un statut administratif, en tant qu’institution habilitée à la gestion des affaires locales (gestion des ressources naturelles, collecte des impôts et taxes, règlement des conflits.).
Au centre, le chef du village de Karra, lors d’une assemblée villageoise © Zouloukalleyni DourfayeLe village de Karra, situé dans la région de Dosso, compte une population estimée à plus de 3 500 habitants. C’est un village qui est connu pour ses productions maraichères et fruitières, notamment la mangue. Des formations en technique de maraichage y sont organisées depuis 2017. En tout, 41 jeunes agriculteurs dont 36 femmes ont suivi ces formations avec succès. Parmi eux ,17 ont sollicité un appui pour constituer un dossier de demande de prêt à la Banque Agricole du Niger. Ces 17 jeunes ont installé leurs exploitations et démarré leur production, pour les premiers en hivernage 2018 et les autres durant la saison sèche 2018/2019.
Le Chef de village de Karra, conscient de l’importance de la réussite des exploitations des jeunes, est fortement impliqué dans le suivi de leurs activités et en particulier le remboursement du crédit en respectant les échéances. Il est informé de la situation de chaque jeune ; du montant et de la date des échéances de remboursement. Il sensibilise les jeunes ainsi que leurs parents à l’importance d’honorer leurs engagements financiers. Cette pression sociale est efficace dans le contexte local. Les dossiers de crédits des jeunes de ce village affichent en effet un taux de remboursement de 100 %.
Installation d’un jeune appuyé par le programme © LuxDevPour favoriser une bonne fonctionnalité de l’ensemble du processus de crédit, le programme NIG025 intervient à travers quatre types d’appui :
- l’appui au montage des dossiers de crédit agricole ;
- le renforcement des capacités des partenaires dans l’exercice de leurs fonctions de financement (BAGRI, FISAN) ;
- la subvention adossée au crédit ;
- la mise en place et la contribution à un mécanisme provisoire de garantie bancaire.
NIGER - Une passerelle interministérielle pour assurer des formations agricoles de qualité
À Dosso, 75 jeunes, dont 37 femmes, formés sur la production d’arachide/niébéont ont reçu leurs attestations de formation lors d’une cérémonie organisée en présence du Directeur Régional de l’Agriculture et du Directeur régional des enseignements professionnels et techniques. Afin d’assurer des formations agricoles conformes aux normes du ministère chargé de la formation professionnelle, une collaboration étroite entre les ministères de l’agriculture et de l’élevage et celui de l’enseignement professionnel et technique est en effet nécessaire.
Cérémonie de remise des attestations de formation pour les apprenants des cinq centres gérés par l’Union Souranté de Moussadey © LuxDevAinsi, depuis le démarrage du programme, les directions régionales de l’agriculture et de l’enseignement professionnel et technique sont activement impliquées dans les étapes suivantes :
- l’approbation des manuels de formation selon l’approche par compétences ;
- la sélection des opérateurs (publics et privés) en charge des formations. En moyenne, une trentaine d’opérateurs sont opérationnels ;
- le processus d’identification des jeunes apprenants et des sites de formation ;
- la formation des formateurs ;
- l’évaluation pédagogique et technique des opérateurs et l’élimination des opérateurs peu performants après chaque campagne de formation. Les opérateurs les plus performants sont reconduits pour la campagne suivante ;
- l’évaluation pédagogique et technique des apprenants ayant validé toutes les compétences avec un volume horaire de présence en cours d’au moins 135 heures.
Des attestations de formation sont délivrées aux jeunes formés et évalués positivement ; ces attestations sont signées par la Direction régionale des enseignements professionnels et techniques.
Une jeune femme reçoit son attestation des mains du Directeur régional des enseignements professionnels et techniques © LuxDevLes 75 jeunes ayant reçu leur attestation de formation ont manifesté le souhait de bénéficier d’un appui à l’installation à travers le crédit agricole. Leurs dossiers de demande de prêt sont en préparation avec l’appui du même opérateur en charge de la formation. Après financement, l’Union en charge de la formation et de l’appui conseil suivra ces jeunes pendant une campagne de production.
Le programme NIG025, Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, est sous tutelle du Ministère de l’agriculture et de l’élevage. La stratégie d’insertion des jeunes dans la région de Dosso appuyée par le programme NIG025, consiste à suivre le parcours des jeunes agriculteurs à travers la formation, le conseil agricole et l’installation par le biais du crédit agricole. Au cours de ses quatre années de mise en œuvre, le programme vise à former 10 000 jeunes, âgés de 18 à 35 ans, dont au moins 10 % auront bénéficié d’une installation réussie dans les filières riz, arachide/niébé et maraichage.
A ce jour, 8 317 jeunes ont été formés et 1 261 sont en cours de formation de saison d’hivernage 2019, soit un total de 9 578 jeunes sur les 10 000 prévus, dont 55 % de femmes.
Jeunes en formation © LuxDevNIGER - Les effets inattendus du programme de développement rural NIG/025
Le programme NIG/025 a pour objectif d’augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso. L’appui au parcours des jeunes agriculteurs se réalise à travers trois activités :
- la formation ;
- le conseil agricole ; et
- l’installation à travers le crédit agricole.
Le programme sélectionne des jeunes âgés de 18 à 35 ans et vise à en former 10 000, dont au moins 10 % auront bénéficié d’une installation réussie à travers le crédit. Des mesures sont prises pour s’assurer que la moitié des bénéficiaires soient des femmes.
A Hamamara, la récolte s’annonce bonne © LuxDev
À ce jour 7 706 jeunes ont été formés, dont 53 % de femmes. 1 383 projets ont déjà été financés, et 40 % de ces projets sont portés par des femmes.
Ce bilan des résultats obtenus à mi-parcours démontre que le programme a posé les jalons propices à l’atteinte, voire au dépassement, des objectifs fixés lors de la formulation. En matière de formation, l’approche adoptée a suscité un fort engouement des jeunes et des organisations paysannes (OP). Pour ce qui est du crédit, les demandes de prêt individuel émanant des jeunes formés affluent à un rythme supérieur aux prévisions.
Dans la commune de Dioundiou, l’implication des agents de la mairie, des chefs de villages et des organisations paysannes dans la sélection, l’appui et le suivi des jeunes mérite d’être soulignée.

En amont du programme, le conseil communal, appuyé par le chef de district agricole (CDA) et les représentants de la chambre régionale d’agriculture (CRA) proposent les villages devant abriter les sites de formation en fonction du type de production agricole. Grâce aux chefs de village, en assemblée générale, les jeunes motivés remplissant les critères sont retenus pour suivre la formation. La formation et les premières récoltent suscitent une émulation encouragée par le maire en personne, qui, pour donner l’exemple, cultive son terrain dans son village d’origine selon les techniques enseignées.
Ainsi, à Hamamara, à côté de la parcelle du maire, les terres cultivées tout au long de l’année se multiplient. Les habitants sont fiers de faire visiter leurs parcelles et de montrer la qualité de leur produits de saison sèche. Les adultes s’inspirent des jeunes et abandonnent progressivement les anciennes méthodes de culture, moins productives.

À Hamamara, village de la commune de Dioundiou, presque tous les habitants prennent part aux cultures tout au long de l’année © LuxDev

Deux générations de producteurs © LuxDev

Culture du riz en saison sèche © LuxDev
Les hommes ne partent plus en exode à la fin de la saison des pluies. Les motopompes et autres appuis reçus en intrants sous forme de crédit à coût partagé rendent possible la culture du riz irrigué en saison sèche, sur des terres jadis inutilisées.
Les jeunes s’affilient volontairement aux OP qui facilitent la vente des produits après stockage dans un magasin réalisé avec le soutien du programme et l’achat des intrants à des prix intéressants. Les OP constituent également une forme de pression sociale, incitant les jeunes à honorer leurs engagements pour ceux qui ont sollicité un crédit. Certains des jeunes appuyés par le programme sont devenus formateurs. Un cercle vertueux a pris forme dans cette petite commune de la région de Dosso, et le succès en est nettement attribuable à l’engagement de tous les acteurs concernés.
Extrait d’un hebdomadaire Nigérien du 11 avril 2019 concernant le NIG/025NIGER - Mise en valeur des bonnes pratiques de la Chambre régionale d’agriculture de Dosso
Dans le cadre du Salon de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement et de l’élevage (SAHEL) la Coopération luxembourgeoise apporte un soutien logistique et financier à la chambre régionale d’agriculture (CRA) de la région de Dosso pour présenter leur stratégie de suivi des jeunes formés et insérés dans les filières agricoles.

Le SAHEL est organisé par le Réseau National des Chambres d’Agriculture (RECA) en collaboration avec les ministères sectoriels concernés et le Haut-Commissariat à l’Initiative 3N. C’est un espace d’échange, de valorisation et de promotion des produits agro-sylvo-pastoraux. C’est également une plateforme de réflexion et de partage sur les stratégies de développement rural.
Cette 5ème édition, qui se déroule à Niamey du 19 au 24 février, est placée sous le thème du « financement et développement des filières face aux changements climatiques »

La CRA de Dosso est un des acteurs - partenaires de LuxDev dans la mise en place des actions de formation et d’insertion des jeunes du programme NIG/025. Les agents de la CRA participent à l’identification des jeunes sélectionnés dans le programme et effectuent un suivi de la formation sur les sites situés à proximité du village des apprenants. De plus, ils fournissent un appui à la préparation technique de dossiers de demande de prêts pour les jeunes agriculteurs. Leur présence au SAHEL 2019 est l’occasion de valoriser leurs initiatives et de faire connaitre les premiers résultats de cette approche multi-acteurs.

Depuis le démarrage du programme, 6 176 jeunes ont été formés et 1 530 sont en formation de saison hivernale, soit un total de 7 706 jeunes dont 53 % de femmes. 3 916 jeunes ont bénéficié de l’appui en conseil agricole, dont 52 % de femmes. 1 205 projets sous financement luxembourgeois et 178 projets sous financement suisse ont été financés et 40 % des projets financés sont portés par des femmes.
NIGER - « La preuve par la récolte »
Pour favoriser l’utilisation de semences sélectionnées, le programme NIG/025 soutient des initiatives d’essais variétaux et de démonstration sur les sites de formation des jeunes producteurs
Légende : Parcelle de démonstration de variété améliorée d’arachide à Kago, Région de Dosso © LuxDevAu Niger, l’essentiel de la production agricole vivrière est issu de petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées qui pratiquent une agriculture pluviale, ce qui les expose directement aux risques naturels. La modification du climat entrainant une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes tels que la sécheresse ou les inondations, les risques pesant sur la sécurité alimentaire des populations sont critiques.
Outre l’adoption de techniques de production plus performantes, une des clés de l’augmentation de la productivité est donc le renforcement des capacités d’adaptation des exploitations agricoles aux variations climatiques. De ce fait, l’utilisation de semences sélectionnées est un des axes d’intervention priorisé par le gouvernement.
L’Institut National de Recherches Agronomiques du Niger (INRAN) sélectionne et rend disponibles des semences résistantes à la sécheresse, à l’engorgement, aux maladies et aux parasites, ou encore aux vents, par un processus d’amélioration des variétés locales. Ces paramètres de résistance et de performance induits dans les variétés permettent aux semences de produire en dépit de conditions défavorables. Le Ministère de l’agriculture et de l’élevage (MAG/EL) estime cependant à moins de 3 % le taux d’utilisation de ces semences sur l’ensemble du territoire national.
En effet, au-delà des difficultés d’accès liées à l’enclavement des zones de production, les cultivateurs sont peu sensibilisés aux avantages des semences sélectionnées.
C’est pourquoi, dans le cadre du Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso (NIG/025) , la Coopération luxembourgeoise apporte son soutien au Conseil Régional pour la mise en place de parcelles de démonstration. Le programme NIG/025 met à profit des sites de formation destinés aux jeunes pour réaliser des essais variétaux de riz, d’arachide et de niébé.
Dans le souci de sensibiliser le plus de personnes possible à la plus-value des variétés améliorées, des visites de ces parcelles de démonstration ont été organisées pour les jeunes apprenants d’une vingtaine de centres de formation, en associant les prestataires en charge de la formation, les formateurs et des élus locaux de la Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) .
Ces visites ont permis de mettre en évidence l’amélioration possible de la production, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, comme en témoignent ces propos d’un élu de la CRA de Zoumbou recueillis sur le site de démonstration de Lokoko :
« Nous sommes tous émerveillés par les performances du site, lorsque l’on compare le développement du riz Gambiaca à celui de la variété locale. Auparavant, c’est la zone de Ziazatou à Zoumbou qui produisait du riz ; mais aujourd’hui, les productions de la vallée de Lokoko dépassent de loin les nôtres. Avec la variété Gambiaca qu’ils utilisent, ils vont surprendre tout le monde. J’invite les riziculteurs de la commune rurale de Doumega à venir voir ce qui se passe ici. Nous allons nous approvisionner en semences à Lokoko pour la prochaine campagne ».
Légende : Parcelle de démonstration de la variété de riz Gambiaca à Lido, Région de Dosso © LuxDev
Les jeunes apprenants, ainsi que les agriculteurs des villages avoisinants, ont manifesté beaucoup d’intérêt pour les variétés améliorées. Face à cet engouement, le Conseil Régional s’est engagé à reconduire les démonstrations à une échelle plus large pour les compagnes agricoles suivantes. Une cinquantaine de sites disposeront de parcelles de démonstration. Par ailleurs, les essais variétaux seront étendus aux produits maraîchers. Finalement, pour encourager les jeunes producteurs à utiliser des semences sélectionnées et en faciliter l’accès, le programme NIG/025 soutiendra financièrement le Conseil Régional pour la mise en place d’une subvention à cet effet.
NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération
Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.
Travaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDevLors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre.
La table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDevEn présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.
Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.
Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDevDans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.
Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDevDans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion.
Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.
Travaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDevNIGER - Création d'un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole
Lors de la visite au Niger au cours du mois de juillet du Directeur général de LuxDev, Gaston Schwartz, une lettre de cofinancement a été signée avec le Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) et la Banque Agricole du Niger (BAGRI).
L’objectif de cette lettre consiste dans la mise en place d’un mécanisme provisoire de garantie bancaire à travers la création d’un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole. Une consultance, appuyée par le programme NIG025, est en cours pour la mise en place d’un mécanisme définitif de garantie du FISAN.
Le programme NIG025, en collaboration avec la BAGRI, appuie le crédit agricole dans la région de Dosso à travers une subvention, adossée au crédit agricole, au bénéfice de projets d’investissement montés par les jeunes formés dans le cadre des activités du programme. Ce processus est aligné sur les directives du FISAN de la stratégie Initiative 3N « Les nigériens nourrissent les nigériens », constituant la politique sectorielle de développement rural au Niger.
Depuis le 1er janvier 2018, une nouvelle réglementation bancaire internationale impose des normes prudentielles plus sévères, applicables entre autres sur les couvertures requises pour les crédits accordés par les banques, notamment dans un secteur jugé à risque comme celui de l’agriculture. Dans ce contexte, la Coopération luxembourgeoise s’est portée volontaire pour initier un mécanisme de garantie provisoire, à travers cette lettre de cofinancement, en ouvrant la voie à d’autres partenaires techniques et financiers pour participer financièrement à l’initiative dans le souci d’une mutualisation des contributions.
La participation du programme NIG025 au dépôt de garantie s’élève à la somme de 150 000 000 FCFA soit 228 673,52 EUR et celle de l’Etat nigérien, pour l’année 2018, à la somme de 100.000.000 FCFA soit 152.449 EUR. La lettre de cofinancement à une durée de 12 mois et prévoit que les fonds du dépôt de garantie soit mutés dans le mécanisme définitif de garantie du FISAN, lorsque celui-ci sera juridiquement en place.
Les signataires de la Lettre de cofinancement, de gauche à droite : le Directeur Général de la BAGRI, le Président du Conseil d'Administration du FISAN, le Directeur Général de LuxDev.Niger – l’Agence nationale de financement des collectivités territoriales (ANFICT) au centre du développement du secteur agricole de Dosso
Lors de la visite, en novembre dernier, du directeur général adjoint Robert De Waha au Niger, une Convention de délégation de fonds et de mise en œuvre (CDFMO) a été signée avec l’ANFICT (Agence nationale de financement des collectivités territoriales), qui est un des principaux partenaires du programme de développement agricole mis en œuvre par la région de Dosso et LuxDev avec le soutien de la Coopération luxembourgeoise.

(d.g.à.d. Eusebio Mora, Représentant résident, LuxDev au Niger / Robert De Waha, Directeur général adjoint, LuxDev / M. Hamidou Garba Mamadou, directeur ANFICT/ Eric Dietz, Chef de Bureau de la représentation au Niger de l'ambassade du Luxembourg à Ouagadougou/ M. Oumarou Boubakar, Vice-Président du Conseil régional de Dosso/ M. Simbo Keita et M. Rigo Sani, assistants techniques, LuxDev)
Dans un souci d’appuyer les collectivités territoriales à l’installation d’infrastructures structurantes des filières agricoles, l’ANFICT est responsabilisé, à travers cette convention, pour la gestion administrative et financière des fonds destinés à la réalisation de ces infrastructures.
Cette approche s’aligne sur les principes de financement de l’agriculture de la politique sectorielle du développement rural, notamment à travers les directives du Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) de l’Initiative 3N (Les nigériens nourrissent les nigériens).

Dotée d’un montant d’environ 1 700 000 EUR, cette convention permettra d’appuyer la réalisation de 68 infrastructures structurantes à travers les filières riz, maraîchage, arachide et niébé (fèves blanches). Il s’agit essentiellement d’un appui à la réalisation de magasins de stockage et de comptoirs de vente de produits agricoles.

La gestion de ces infrastructures publiques sera confiée à des organisation de producteurs sous forme d’un partenariat public privé.
